Les mutations (canari couleur)

 Les canaris de couleur sont divisés en deux groupes bien distincts :

 Les lipochromes :

Divisés eux même en trois couleurs : jaune, rouge et blanc (absence de couleur).


Les mélanines :

Oiseaux présentant un dessin mélanique. Ceux ci se présenteront dans les trois couleurs de fond, jaune, rouge et blanc. Il faut savoir, pour bien comprendre ce qui suit, que la mélanine est composée d’eumélanine ( stries variant du noir au brun) et de phaeomélanine ( sorte de voile se disposant sur tout le corps et dont la couleur varie du brun foncé au beige clair).

La couleur de fond des oiseaux peut être influencée par des mutations:

L’ivoire :

Mutation de la structure de la plume nous donnant une couleur plus enfuie, atténuée.

L’intensif et le schimmel :

L’oiseau intensif ayant un plumage plus court permettra au colorant de se placer jusqu’au bout des plumes contrairement au schimmel qui possèdera une plume plus longue entraînant un « givrage » sur l’oiseau.

Le mosaique :

Empêche l’apparition du lipochrome à certaines places du corps. A considérer comme oiseau schimmel de nature.

De nombreuses mutations sont intervenues dans les canaris de couleur. Nous distinguons dans les canaris mélanines 2 groupes:

Les oxydés (mélanine maximale : les noirs et les bruns)

Les dilués (mélanine réduite: les agates et les isabelles)

Les noirs : mélanine noire maximale.

Les bruns : mélanine noire maximale ayant subi la mutation en brun.

Les agates: mélanine noire réduite appelé 1° facteur de réduction.

Les isabelles : mélanine brune réduite donnant une eumélanine beige. L’isabelle cumule en fait 2 mutations. La 1° mutation de l’eumélanine noire en brun et la 2° mutation de réduction de la mélanine.

Nous obtenons nos quatre types de base que nous retrouverons avec une des trois couleurs de fond avec ou sans le facteur ivoire ou mosaique.

Les mutations suivantes appelées « nouvelles couleurs ou mélanines non classiques » ne seront jamais combinées entre elles ( eumo, pastel, satiné, topaze, opale, ino, onyx).

Voyons maintenant brièvement l’effet de ces mutations sur le canari.

Le pastel :


Cette mutation réduit la mélanine dans son ensemble et est appelée 2° facteur de réduction. Le facteur pastel agit en début de pousse des plumes en réduisant les mélanines et ceci de plus en plus au fur et à mesure de la croissance de la plume. Les stries qui paraissent en dernier lieu seront donc plus réduites que le reste, (effet d’atténuation des stries).

Il en ressort une eumélanine grise noire chez les noirs et grise cendrée dans la série des agates. Cette mutation semble agir plus fort lorsque nous sommes en présence d’eumélanine brune.

Dans cette série, la strie sera fortement atténuée. Dans les séries schimmels et mosaiques les stries seront fondues formant un voile uniforme sur le dos.(modification 2010) Dans la série isabelle, les oiseaux shimmels présenteront une mélanine réduite en un beige très doux, les stries n’étant plus perceptibles. Les oiseaux intensifs présenteront un très léger dessin dorsal.

La difficulté de cette série réside dans le fait que le facteur pastel doit agir régulièrement sans provoquer de décoloration dans les rémiges et les rectrices.

Dans la série des noirs pastel, on distingue 2 sortes de pastel. Le premier est le pastel dit « normal », et le deuxième est le pastel « ailes grises ».

Pourquoi ailes grises ? Comme je l’ai dit plus haut le pastel est une mutation agissant progressivement pendant la pousse de la plume. Cette mutation doit agir régulièrement et uniformément pour éviter une décoloration des rémiges et des rectrices. Dans les « ailes grises », c’est l’effet inverse qui est recherché. La décoloration est tellement forte que les rémiges et les rectrices présentent des extrémités foncées par rapport au reste de la plume.

Les stries dorsales vont disparaître afin de laisser place à des « lunules ». Le phénomène peut se produire dans les autres séries mais il n’est réellement spectaculaire que dans la série des noirs. Seule cette série est donc reconnue.

Le satiné :

 


La mutation satiné fait opposition à la phaéomélanine et à l’eumélanine noire.

Il s ‘ensuit une dépigmentation des yeux et des parties cornées.

Nous remarquerons dans les mutations suivantes également, l’importance de la phaeomélanine sur la pigmentation des parties cornées.)

Cette mutation, supprimant l’eumélanine noire, provoque dans les séries à pigment noire la disparition des stries.

Un satiné présentera toujours des stries beiges. Celles-ci ne devront jamais être trop dures. Elles seront d’un beige doux. Ces oiseaux présenteront des stries relativement fines avec une interstrie très lumineuse. La couleur de fond devra toujours être très pure.

L’eumo :

 


Cette mutation ressemble assez fort à la mutation satiné. Bien que génétiquement différente. Elle fait opposition à la phaéomélanine (+ - 90 %) tout en réduisant l’eumélanine noire et brune. ( Elle ne fait pas opposition à l'eumélanine noire comme le satine ),  il s’ensuit une dépigmentation des yeux et des parties cornées. La couleur des yeux dépendra de la quantité de mélanine que l’oiseau possède.

Attention, dans cette série à ne pas avoir une trop grande décoloration des rémiges et rectrices. Car l’eumo semble centraliser légèrement l’eumélanine. La couleur peut varier du gris noir au gris beige. Cette mutation est sans doute une des plus spectaculaire et commence petit à petit à se créer une place de choix dans le milieu des expositions.

L’ino :

 


la mutation ino est apparue en Belgique en 1965 dans une souche de canaris mélanines et fut par la suite travaillée dans les lipochromes. Cette mutation provoque la disparition de l’eumélanine noire et brune en surface. Seule la phaéomélanine restera. Il s’en suivra une dépigmentation des yeux, des pattes et des parties cornées. Ainsi donc, un noir ino aura les pattes claires, couleur chair. Cette mutation a permis aux éleveurs de faire la distinction entre l’eumélanine brune et la phaéomélanine.

Nous trouverons donc la mutation ino dans les séries présentant une phaéomélanine maximale. ( rb+) soit le noir et le brun. La dénomination « phaéo » à donc été retenue, vu qu’ils sont peu dissemblables (petit truc pour différencier un noir ino d’un brun ino : la sous plume.)

Le canari ino devra donc présenter une belle phaeomélanine sur tout le corps. Celle- ci devra être d’un beau brun soutenu. Malheureusement nous constatons que parfois, nous trouvons des oiseaux d’un brun qui peut faire penser qu’il est obtenu d’une manière autre que naturelle. C’est à mon avis une grosse erreur de la part des éleveurs qui risqueraient de ne plus pouvoir trier leurs oiseaux correctement. Suite à la disparition de l’eumélanine, l’oiseau présentera un ecaillage du plus bel effet qui devra être présent sur la tête, la nuque, le dos et les flancs (attention: écaillage ne veut pas dire «stries » !!!). La mutation ino n’apparaîtra qu’à l’état homozygote.

Le topaze :


Apparue en 1970, en Italie, comme de nombreuses autres mutations. La mutation topaze se caractérise par une modification de la quantité d’eumélanine. Cette eumélanine sera concentrée autour du canal médulaire des plumes. Ainsi nous pourrons remarquer de larges pourtours clairs sur les grandes plumes de couverture.La mutation topaze est apparue dans une souche de canaris inos et fut appelée au début ino à mélanine centrale. Pour qu’une couleur soit attrayante, il faut que celle-ci trouve réellement sa voie. Le problème dans la mutation topaze est que cette mutation a été très mal comprise des éleveurs. Le topaze centralise l’eumélanine le long de la hampe et cette hampe est elle même très claire. Nous trouvons cette mutation en noir, brun et agate. Les isabelles topazes ont trop peu d’eumélanine que pour être reconnus.

L’opale :

Mutation apparue en Allemagne en 1949. Cette mutation affecte la structure de la plume. Elle réduit de façon très importante les mélanines et agit de façon différente sur les deux expressions de la mélanine (noire et brune). Cette mutation a pour effet de réduire fortement le brun eumélanique, de faire opposition au brun phaéomélanique et de centraliser l’eumélanine restante en partie médiane de la plume et sur la face inverse. Il en ressort un effet bleuté dû à la structure de la plume.

Un petit truc pour reconnaître les opales: regarder le dessous de la queue, il doit être plus foncé que le dessus.

L’onyx :

 


Mutation apparue en Espagne dans un élevage de posture. Cette mutation se caractérise par une augmentation de la quantité d’eumélanine tout en éliminant la phaéomélanine.

C’est la première fois q’ une mutation augmente la quantité d’eumélanine.

Par l’absence de la phaéomélanine, la couleur noire paraît moins foncée. Suite à la structure de la plume, au niveau de la tête, la nuque et le dos, la quantité d’eumélanine est plus visible. Un bon onyx présentera donc une calotte très foncée. Mais attention, cette mutation est relativement récente et la calotte noire devrait probablement devenir moins tranchante pour présenter une bonne harmonie entre la tête et le dos mais nous n’en sommes pas encore là.

La couleur lipochrome est, suite à l’absence de phaéomélanine d’une autre couleur que celle de nos classiques. Les sujets qu’il faut rechercher seront donc des sujets possédant un dessin large afin de mieux faire ressortir la quantité d’eumélanine. Suite au manque de phaéo, les pattes seront plus claires qu’ ’un noir classique. Celles –ci devront être le plus noir possible. Les amateurs se doivent de travailler en vue d’obtenir un maximum d’eumélanine qui sera la plus foncée possible et répartie sur tout le corps.

Le cobalt :



Cette mutation se caractérise par une délocalisation de mélanine. La couleur de fond devient donc uniforme.

Reconnaître un cobalt est très simple : il ne montre pas d’éclaircissement en bas ventre. Cette mutation peut se retrouver dans les quatre mélanines de base mais ne s’exprimera pleinement que dans les séries à pigmentation maximale. La reconnaissance de cette mutation est imminente.

Le jaspe :

 


Le jaspe provient d’une hybridation et permet donc via ce canal d’introduire dans le patrimoine génétique du canari certaines mutations intervenue dans d’autres espèces.

Ce facteur est à l’étude actuellement. Il ne s’agit pas d’une mutation en soit mais doit être pris en considération au même titre que le mosaïque et le facteur rouge à leur époque. Sans doute de belles surprises avec ce facteur.

Le facteur jaspe est dominant.

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